Hors Champ, L'Animation Socioculturelle en Tunisie

Hors Champ, L'Animation Socioculturelle en Tunisie

Désolant … pour ne pas dire Désespérant

 

Désolant de voir que dans le grand tumulte que vit le pays, seul le domaine de la jeunesse reste à la traine. Non seulement rien n’a changé, (malgré les efforts désespéré du dernier Ministre), mais l’idée que nous régressons s’impose chaque jour qui passe avec plus de force.

Quand on voit les animateurs, pilier du domaine, hagards, angoissés,  en état constant de standby et  ne faisant presque rien pour s’en sortir. Je dis « presque » eu égard à certains qui dissertent dans les réseaux sociaux sans conviction. Désolant, quand on sait que tout un chacun est absolument conscient de ce qui se passe et a une ou des idées à proposer ou à mettre en œuvre pour s’en sortir, mais ne le fait pas, étant tellement habitué à suivre les ordres ou le bon vouloir de son inspecteur.

Comment un animateur peut-il favoriser l’épanouissement des jeunes, comment peut-il détecter les besoins, comment peut-il détecter les problèmes de communication, si lui-même se trouve très mal dans sa peau, si lui-même n’arrive pas à cerner ses propres besoins, si lui-même souffre de la « non-communication ».

Cela fait presque une année que l’opportunité de se prendre en main s’est offerte à tous les acteurs du domaine de l’animation socioculturelle, mais le mois se suivent et le bégayement s’accentue.

Quand est-ce que l’animateur revendiquera son statut d’élément central, revendiquera son droit à décider de son travail dans tous ses détails et delà du fonctionnement de l’institution dans laquelle il exercera sa liberté de penser, de programmer, de proposer.

En partant d’une lapalissade (presque idiote), qui connait mieux que l’animateur, les caractéristiques  de l’environnement de l’institution, condition fondamentale pour la mise en œuvre d’un projet d’institution ? Ce n’est bien sûr pas l’inspecteur, ni à fortiori les Administrations régionales ou même la centrale.

C’est à l’équipe d’animation de l’institution de décider en partant d’un état des lieus ou mieux encore d’une étude monographique, des orientations à donner à l’institution (programmes, projets, horaire, etc.), orientations qui seront ensuite proposées à l’inspecteur et aux administrations avec toute l’argumentation nécessaire.

Désolant aussi de voir que l’Administration s’accroche à ses anciennes manies prouvant en quelque sorte des difficultés pour changer. Désolant d’entendre que tout est fait pour que les régions se prennent en main, mais qu’on retrouve tous les dossiers gérer par la centrale, souvent parce que le régional, ne pouvant lui aussi changer, préfère s’en débarrasser. Et puis on retrouve les mêmes manifestations (prises comme portes de sortie pour se prouver qu’on avance) en plus médiocres, puisque l’envie n’y est pas.



24/12/2011
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