Hors Champ, L'Animation Socioculturelle en Tunisie

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Les unités d\'animation de Quartier

Les unités d'animation de Quartier
Permettez- moi tout d’abord de féliciter mon collègue yazidi pour son blog, que je trouve extraordinaire comme initiative, et qui ne peut être que constructif .voila un projet qui me tenait a cœur auquel j’ai tant pensé, et qui est concrétisé aujourd’hui par lui .pour la petite histoire, il ya quelques années en arrière, je rêvais de lancer : « jeunesse on line »au sein du comité régional pédagogique de Sfax mais le projet n’a pu voir le jour pour des raisons inconnues a ce jour.
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt toutes les rubriques qui ont suscité en moi beaucoup de réflexions et dont je vous ferai part au moment opportun.
Pour cette fois je voudrais parler un peu de l’animation des quartiers ; c’est un sujet qui me tient aussi à cœur car ce projet, que j’ai présenté moi-même, au directeur de la jeunesse en 2001, si je me rappelle bien, et qu’il a beaucoup apprécié. Toujours pour la petite histoire, je ne lui ai proposé que les grandes lignes du projet avec les mots clés : voiture, animateurs : animation des quartiers et équipements éducatifs appropriés tout en reconnaissant que je ne l’ai pas inventé comme idée et que je me suis référencié aux expériences des pays étrangers et notamment l’expérience française. Deux ans après ; le projet devenu présidentiel voit le jour et l’animation des quartiers trop peuplés est née comme nouveau champ de l’animation.
Que s’est il passé depuis ? bien que je suis actuellement a la retraite (excusez-moi si mohamed tayachi ,vous avez ignoré les retraités et j’espère que c’était de bonne foi ) je tiens a vous dire que je n’ai jamais coupé les ponts avec ce domaine, qui a transformé ma vie, qui m’a façonné, qui m’a appris trop de choses et qui m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui
(a propos de bir el bey ,en un mot ; c’était l’école de la vie ou le savoir, le savoir être, le savoir faire et le savoir savoir qu’on nous a inculqué ont marqué notre vie a jamais.)
J’ai suivi de près cette expérience pendant l’exercice de mes fonctions d’inspecteur, je la suis encore de loin aujourd’hui ; je remarque malheureusement que le projet piétine toujours, se cherche encore, devant le manque d’imagination, l’absence d’une vision stratégique, c’est un projet que je qualifierai de mutilé de superficiel qui nécessite donc d’être revu .comment me diriez vous ? hé bien en évaluant cette expérience .en réunissant toutes les parties concernées pour voir l’état des lieux ; oui cher collègue yazidi c’est primordial ;connaitre les points forts ainsi que les points faibles ;puis mettre en place des programmes d’action de plus ou moins longs termes en cherchant un consensus avec tous les partenaires de l’action d’animation.
En d’autres termes il ne faut plus se refermer sur soi même, oublier a tort ou a raison toutes les parties avec lesquelles nous devons réfléchir puis agir.il ne faut plus penser que l’animation en général ne concerne que le ministère ;que les cadres de la jeunesse .nous devons nous ouvrir d’avantage sur l’environnement dans et avec laquelle nous vivons et vis vers ca. Il faut avoir des visions nouvelles et ceci ne sera possible que si on admet que, comme l’hirondelle ne fait pas tout seul le printemps, l’animateur aussi entrepreneur qu’il soit ou l’institution à elle seule ne peut réussir une action d’animation.
L’expérience m’a appris que l’animation socio- éducative et culturelle n’est pas l’apanage du ministère de tutelle, les programmes ne doivent pas être conçus par l’administration centrale ; n’est ce pas elle qui a tué les initiatives ? La politique de la jeunesse peut être d’envergure nationale dans ses grandes orientations .avec celle-ci doivent exister des POLITIQUES REGIONALES ET LOCALES, des projets régionaux d’animation ou de temps libre ou encore des contrats régionaux et locaux d’animation qui tiennent compte de leurs spécificités
Chaque ville, chaque délégation doit avoir sa politique du temps libre .les commissions régionales existent au niveau des gouvernorats et des mairies, il suffit de les réanimer, de les responsabiliser et de leur donner les moyens pour réaliser leur programmes .il est certes nécessaires de réviser les textes y afférant, préciser leurs attributions et surtout leur donner les moyens pour mener a bien leurs taches.
Dans ce sens toutes les parties intéressées par l’animation vont se trouver impliquées dans les programmes auxquels ils ont participé soit dans la conception soit dans la réalisation.et ainsi
L’unité d’animation des quartiers va se trouver dans un système assez bien organisé car mieux gouverné, mieux pensé et qui a donc plus de chance de réussir et de laisser son impact la ou elle passe.(Remarque :réussite et impact sont deux critères importants de l’évaluation).
Avant de conclure je voudrais remarquer que notre système d’animation actuel est agonisant et que nous devrons tous collaborer pour mettre sur pied un nouveau système ,et les circonstances actuelles du pays aideront a cela, dans l’espoir de redorer le blason de l’animation ,de nos institutions ainsi que de nos animateurs.
Bon je vais m’arrêter là, dans l’espoir d’intervenir là ou il faut et quand il faut.
Guedrib abdelwaheb

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